Archives de catégorie : Vie des groupes

Festival “J’adore bouger dans mon école” – écoles alternatives – INSCRIPTION PROLONGÉE JUSQU’AU 15 DÉCEMBRE 2019

“J’adore bouger dans mon école”

Vous pensez que bouger est nécessaire pour apprendre, pour grandir, que le mouvement c’est la vie ! Dans votre école ou votre établissement (maternelle, élémentaire ou secondaire ; public ou privé), vous avez mis en place des situations où le mouvement accompagne l’apprentissage, réalisez un court film de 3’30” maximum pour le festival international de vidéos d’écoles alternatives* “J’adore bouger dans mon école”.

Pour participer : festivalbouger20192020@gmail.com

1- inscrivez-vous AVANT LE 15 DÉCEMBRE 2019 (prolongation !!!) : contact et nom de l’école, du collège, du lycée.

2- Envoyez 1 ou 2 vidéos (maximum) avant le 15 février 2020

Nous avons à y gagner un partage d’astuces multiples et variées pour le bien-être de nos élèves et le nôtre !

Voici une courte vidéo qui vous expose ce beau projet de partage ! Le lien se trouve sur la première page du site du RÉPAQ : https://repaq.org/

* PS: Votre école est-elle « alternative » au sens québécois ? Jetez un œil au site du RÉPAQ (https://repaq.org), notamment à la charte des 17 « conditions pour naître et se développer » que le réseau RÉPAQ essaie d’incarner : https://repaq.org/documentation-du-repaq/

Hommage à Jean-Claude Colson (1935-2018)

Grande figure des pédagogies coopérative et institutionnelle, Jean-Claude Colson nous a quittés le 22 novembre 2018. Nous lui rendons hommage en publiant ici un texte rédigé après sa disparition par Maurice Marteau, ainsi qu’un portrait que Patrick Geffard lui avait consacré en 2010.

Jean-Claude Colson, Jean-Claude tout court pour beaucoup tant il était connu dans le monde du mouvement Freinet et de la Pédagogie Institutionnelle depuis 50 ans, est décédé le 22 novembre.
Que cela soit dans ses classes, dans le centre culturel des quartiers populaires d’Aix-en-Provence ou dans l’association d’apiculteurs d’Auriol, il apportait son enthousiasme à l’éducation de ceux avec lesquels il aimait travailler.
Dans le mouvement Freinet, membre entre autres du comité directeur de l’ICEM, puis dans son engagement dans les instances de la Pédagogie Institutionnelle, il était celui qui savait aplanir les différents, mettre à distance, garder comme constante d’abord et avant tout l’attention à l’autre. Il faisait preuve d’une profonde humanité sans ostentation aucune.
Toujours prêt à se rendre après discussion à l’avis de la majorité, il était aussi capable de fulgurances créatives aussi bien dans son métier que dans ses engagements, c’est ainsi que, ne se recommandant que de lui-même, il a créé Écho-PI revue qui vit toujours sous forme dématérialisée. La revue des praticiens, des débutants, est un des liens les plus connus entre ceux pour qui la Pédagogie Freinet et la pédagogie institutionnelle donnent un sens à leur travail « d’artisans pédagogiques ».
Pour moi il était l’ami le plus fidèle, sa maison toujours ouverte pour m’accueillir. Chez lui, j’étais chez moi. Et c’est une sensation rare. Un premier repas, et il savait cuisiner, puis après chacun s’ajustait à la vie de l’autre. Pour lui, il ne s’agissait pas de recevoir. Mais de vivre sous le même toit comme s’il avait été propriété commune. Cette sensation je sais que pour moi, elle est définitivement perdue.

Maurice Marteau, le 23 novembre 2018


Jean-Claude Colson : portrait

1935. Naissance à Avon, Seine-et-Marne, d’une mère couturière et d’un père qui sera militaire après son passage par la Résistance.
1955. Instituteur débutant dans le Moyen Atlas marocain
1960. Stage à Cagnes-sur-Mer avec Célestin Freinet
1966. Membre du CA de l’I.C.E.M.
1972. Co-fondateur de l’école Freinet de la Mareschale à Aix-en-Provence
1975-78. Membre du Comité Directeur de l’I.C.E.M.
1978. Co-fondateur du groupe Genèse de la Coopérative
1995. Retraite professionnelle et fondation de TFPI Provence, groupe de Pédagogie Institutionnelle
1999. Création d’« Échos P.I. », bulletin d’échanges entre praticiens de la P.I.
2018. Décès le 22 novembre.

Lorsqu’il est rentré en France après sa première expérience d’enseignant au Maroc, J.C. Colson dit s’être aperçu que la Pédagogie Freinet telle qu’elle lui avait été jusqu’ici présentée se révélait insuffisante. Trop référée aux classes rurales, elle semblait méconnaître la réalité des enfants issus de l’urbanisation. Des questions essentielles paraissaient être occultées : celles du désir, du comportement et de la « discipline » en général. Une telle situation ne fut pas sans provoquer certaines souffrances professionnelles, d’autant que des anciens du Mouvement Freinet allaient jusqu’à lui déclarer qu’il n’y avait plus d’avenir pour cette approche pédagogique : « Mon pauvre, tu veux continuer alors que ce n’est plus possible » lui fut-il affirmé dans les années soixante-dix.
Mais une collègue du groupe I.C.E.M. des Bouches-du-Rhône l’invite à lire De la classe coopérative à la pédagogie institutionnelle… Il découvre alors un auteur qui, ayant lui aussi l’expérience des classes urbaines, propose de continuer Freinet en l’enrichissant d’apports extérieurs comme la notion d’inconscient dans la classe, la mise en place d’institutions et une meilleure connaissance de ce qui structure un groupe. De cette lecture, d’une rencontre de travail avec Fernand Oury et de la collaboration avec René Laffitte et Jean-Louis Maudrin, eux aussi membres du Comité Directeur de l’I.C.E.M., ainsi qu’avec Maurice Marteau, Président du C.A. de la Coopérative de l’Enseignement Laïc fondée par Freinet, naîtra le module de travail Genèse de la Coopérative. Si ce module appartenait bien à l’I.C.E.M., les propositions qu’il soutenait ne firent pas l’unanimité et les rejets furent fréquents, appuyés sur des discours valorisant « l’autogestion », la « spontanéité enfantine » ou le politique.
À la fin de son parcours professionnel, J.C. Colson a dit que ses quinze dernières années, en tant que directeur d’école et enseignant-formateur, furent un « régal », malgré les difficultés liées au contexte social d’exercice du métier. Il a ensuite continuer de participer à l’encadrement de stages de formation à la P.I. et il a créé en 1999 le bulletin d’échanges Échos P.I.qu’il a animé durant de longues années et qui existe toujours aujourd’hui.

Publications
« Ali », in « Les parents et nous », Dossiers Pratiques de la Coopérative, n° 3
« Christophe ou De la jungle à la loi », in Mémento de pédagogie institutionnelle, Laffitte R. et al., Vigneux : Matrice, 1999.
Directeur de publication du bulletin « Échos P.I. » (depuis 1999)

Patrick Geffard
(référence de la publication originale : Geffard, P. (2010). Portraits (F. Oury, R. Laffitte, C. Pochet, J.C. Colson) », Fragen und Versuche, Bremen (Allemagne), n° 131, pp. 10-16.)

Création d’un master “Intervention socioclinique, coopération et médiation” à Tours

L’intervention socioclinique englobe un ensemble de modalités d’accompagnement destinées à des collectifs de professionnels, notamment dans les champs de l’éducation, de l’enseignement, de la formation, de la santé : recherche-action, recherche-action collaborative, formation-action, intervention de crise, dispositifs d’analyse de pratiques, supervision d’équipes, etc. Le parcours « Intervention Socioclinique, Coopération et Médiation » est destiné à des professionnels déjà engagés dans la conception et l’animation de tels dispositifs, ou impliqués dans d’autres actions d’accompagnement (notamment individuel) ou de formation et désireux de développer des dispositifs d’accompagnement collectif.

La formation articule : la théorisation, par la production de savoirs, d’une expérience professionnelle dans les champs de l’accompagnement et de l’intervention ; la découverte de dispositifs et de terrains d’intervention, grâce à la rencontre avec des professionnels et/ou chercheurs qui conçoivent et animent ces dispositifs ; la conception, la mise en œuvre et l’analyse de projets d’accompagnement collectif. Elle permet de se familiariser avec des méthodologies et techniques d’intervention, et avec les cadres théoriques et les concepts qui les sous-tendent : analyse institutionnelle, communautés de pratiques, logiques d’enquête, organisations apprenantes, théories de l’action, etc.

Ce Master 2 « Intervention Socioclinique, Coopération et Médiation » s’inscrit dans la mention « Sciences de l’Éducation », et est porté par le département des Sciences de l’Éducation et de la Formation.

Plus d’informations ici.