L’ouvrage
Penser l’institution
Pertinence de la psychothérapie, de l’analyse et des pédagogies institutionnelles
sous la direction de Bruno Robbes et Dominique Samson
avec les contributions de Françoise Budo, Frédéric Canac, Pierre Delion, Claire de Saint Martin, Arnaud Dubois, Virginie Dufournet Coestier, Pascal Fugier, Laurence Gavarini, Patrick Geffard, Philippe Jubin, Gilles Monceau, Sébastien Pesce, Jean-François Nordmann, Benjamin Royer, Valentin Schaepelynck, Antoine Savoye, Silvia Tedesco
publié aux éditions Érès, paraîtra en libraire le 9 avril 2026
Une souscription est ouverte à un tarif préférentiel : 28 € franco de port (au lieu de 32 €).
Le bon de souscription est accessible via ce lien : Penser l’institution-VF
Cet ouvrage fait dialoguer les deux courants institutionnalistes : celui de la pédagogie institutionnelle inscrit dans la dynamique singulière initiée par Aïda Vasquez et Fernand Oury, celui de l’analyse institutionnelle dite vincennoise en référence aux travaux engagés par Georges Lapassade et René Lourau à l’université Paris 8 Vincennes-Saint Denis.
Un tel rapprochement est d’abord l’occasion de rappeler les fondements de ces courants. Sur quelles pensées se sont-ils appuyés pour fonder le concept d’institution ? Quelles en sont les racines historiques ? Comment chaque courant conçoit-il l’institution (ou les institutions), mais aussi des concepts partagés, tels que l’implication, les analyseurs, l’instituant, l’institué, l’institutionnalisation, la transversalité, la multiréférentialité ? Qu’est-ce qui, dans l’usage de ces notions ou concepts, réunit et différencie ces courants ? Qu’est-ce qui sert les élaborations et le travail de chacun, est constitutif des « boîtes à outils » pratiques et conceptuelles respectives ? Dans son contexte particulier, comment chacun les utilise-t-il pour penser et agir ?
Mais ce rapprochement a surtout pour visée de dresser un état des lieux de la pensée institutionnaliste contemporaine et de « tester » une hypothèse forte et partagée par l’ensemble des contributeurs : l’institution demeure un concept organisateur central, théorique, pratique, praxique des relations humaines et sociales, qui conserve aujourd’hui – et peut-être plus que jamais – toute sa pertinence et son actualité face aux défis auxquels les métiers du lien humain sont confrontés.
Alors que la nouvelle gestion publique s’est généralisée dans les institutions organisatrices du social, les pratiques de l’institutionnel sont-elles affectées et en quoi ? Permettent-elles encore de penser les mutations, voire les transformations des organisations contemporaines ? Quelles sont les actualités des pratiques de l’institutionnel sur les terrains des métiers du lien humain (école, éducation, santé, formation, travail social) ? Quelles questions les pratiques de l’institutionnel continuent-elles de soulever et quelles perspectives possibles permettent-elles de penser dans un environnement dominé par l’idéologie néo-libérale ? La « création praxique » est-elle encore possible ? Où peut-on la repérer actuellement ?
Ces multiples interrogations traversent les différentes contributions de cet ouvrage foisonnant, à l’image du mouvement institutionnaliste.

Du point de vue des ensembles, la psychanalyse aide à mieux appréhender de nombreux enjeux psychiques tant pour l’individu que pour son collectif d’appartenance. Organisation généalogique, communauté sociale, rassemblement naturel, spontané ou institutionnalisé, dynamique associative, sphère professionnelle… l’ouvrage permet de saisir les apports du dialogue entre groupe et psychanalyse.

