Archives de l’auteur : Bruno ROBBES

Bruno ROBBES

À propos Bruno ROBBES

Ancien instituteur, maître formateur et directeur d'école de 1986 à 2001 à Garges-lès-Gonesse (Val d'Oise), j'ai pratiqué la pédagogie institutionnelle dans mes classes et m'y suis formé, en groupe avec Jacques Pain, dans des stages avec Fernand Oury. J'ai été responsable dans des stages du CEÉPI. Je reste impliqué dans les réseaux et groupes qui s'y réfèrent. Maître de conférences en sciences de l'éducation de septembre 2008 à août 2019 à l'université de Cergy-Pontoise, je suis aujourd'hui professeur des universités dans cette même université et membre du laboratoire ÉMA (École, Mutations, Apprentissages) - EA 4507. Dans certains cours, je mets les étudiants en situation de s'initier à la pratique de la pédagogie institutionnelle. Après avoir étudié l'autorité dans la relation éducative et pédagogique, je souhaite désormais faire de la recherche-action de pédagogie, avec des enseignants et des équipes d'écoles qui pratiquent des pédagogies coopératives, institutionnelles, alternatives.

Inscription 25èmes rencontres de la Borde

Cher.e participant.e,

On peut distinguer les « çà va de soi » qui ne se posent pas de problème et les « çà ne va pas de soi » qui mettent en question leur désir inconscient d’être là. Ces derniers sont souvent mal perçus dans le groupe, au moins dans un premier temps : « Mais qu’est-ce qu’ils veulent encore ceux-là ? Jamais contents ! » disait Jean Oury, dans l’entretien mené par Nicolas Philibert à la suite du documentaire “La moindre des choses”.

Et pourtant ce sont bien les remises en question de ces derniers qui vont se révéler efficaces pour le groupe. Ce ne sont pas toujours les mêmes qui réagissent.

Cette question sur ce qui semble aller de soi au sein des Rencontres de Laborde nous a beaucoup interrogés lors de nos week-ends d’organisation pour l’édition 2026. 

Au delà de l’aspect individuel, la question sociologique des rapports de domination s’est invitée dans notre réflexion et quelques évolutions ont émergé, notamment autour de certains impensés empêchant certaines personnes plus précaires à se joindre à nous pour ces rencontres.
Ainsi, l’inscription aux rencontres de la Borde 2026 se fera sur Framapad (via le lien
https://annuel.framapad.org/p/laborde2026-alax?lang=fr) avec cette année, deux listes d’inscription

 : la liste “Ca va pas d’soi” accueillera en priorité les personnes les plus souvent invisibilisées (de par leur genre, leur origine, leur appartenance sociale, leur handicap…) Dans la liste “Ca va d’soi”, peuvent s’inscrire toutes les autres personnes. Ces titres, clins d’oeil à Jean Oury, n’ont pas pour objectif la catégorisation et encore moins l’essentialisation des personnes, mais bien d’ouvrir une réflexion, d’abord personnelle puis collective sur ce qui peut permettre d’interroger en profondeur nos pratiques. Chaque liste comporte 20 places et chacun.e est libre de s’inscrire dans la liste de son choix sans se justifier.

Veuillez y noter vos informations personnelles (prénom, nom, affiliation PI / PsyI) et indiquer si vous comptez proposer une intervention (titre de l’intervention).

Pour les repas et collations, nous avons décidé de vous demander un virement unique par Helloasso pour éviter de perdre du temps à récolter chèques et espèces ainsi que la manipulation d’argent sur place. Nous avons aussi imaginé un système de paiement solidaire (péréquation), toujours dans un souci d’équité. Un mail plus détaillé vous sera envoyé à ce sujet, avec le lien pour le paiement.

Amicalement et institutionnellement.

Audrey, Gérald, Thaïs

Echos P.I. numéros 94 et 95

Bonjour à toutes et tous,

Voici les liens vers les numéros 94 et 95 du bulletin ainsi que le sommaire des numéros depuis le numéro 69. SOMMAIRES à transmettre

Je présente mes excuses aux personnes déjà abonnées pour cet envoi tardif et simultané, des raisons pratiques sont en cause…

Mes excuses également auprès de celles et ceux qui, étant sur plusieurs listes, recevront cet envoi en doublon.

Vous trouverez à la fin de ce courrier le moyen de vous abonner ou de renouveler votre abonnement.

 

Le numéro 94 : il est constitué d’un écrit en trois parties, chacune ayant été présentée par leurs auteurs, Véronique Legouis et Philippe Legouis, lors des rencontres de La Borde. Il m’a semblé plus intéressant de les regrouper en un seul numéro.

https://www.dropbox.com/scl/fi/2lawc6f2qo575vyi83ekl/ECHOS-PI-num-ro-94.pdf?rlkey=6ouflcrkx5l33ev0kini1zdd5&st=z4zfiqig&dl=0

Le numéro 95 : il est habituel dans sa forme, rassemblant plusieurs écrits de différents auteurs.

https://www.dropbox.com/scl/fi/h4lcvmhpp8xt46snognkf/ECHOS-PI-num-ro-95.pdf?rlkey=q58xty9dyrmzong51jnjams0w&st=nhr6co6s&dl=0

 

À propos du bulletin

Echos PI a été pensé par Jean-Claude Colson comme un outil de travail, un moyen de partager et de se former.

Partager nos réussites autant que nos difficultés, nos questionnements : le témoignage de pratiques vivantes !

Se former… aussi à l’écriture. Stages, compagnonnages de proximité permettent l’élaboration et la mise au point d’écrits variés. Le bulletin a vocation à les accueillir : récit de classe, pratique disciplinaire, monographie, brève, simples notes (la rédaction peut alors aider à construire un texte).

 

À celles et ceux qui envoient des documents :

Pour des questions pratiques, je préfèrerais recevoir les textes sous word ou sinon en pdf. Bienvenue également à une ou des photos d’illustration si vous le souhaitez..

 

Sommaires des anciens numéros depuis le 69

Pour mémoire et transmission, je joins à cet envoi le sommaire des numéros parus en version numérique : il est possible de se les procurer.

Annick Marteau

Abonnement/réabonnement 2026 (on peut s’abonner aussi pour 2027 : 10 euros)

Le montant est de 5 euros/an, le règlement peut se faire

– par chèque à mon adresse :

Annick Marteau

Ch. de l’affûteur – La Templerie

16100 Louzac Saint André

 

– par virement sur le compte d’Education et Culture en spécifiant « Echos PI » (dans ce cas, merci de me signaler par mail que le virement est effectué) :

N° du compte 06067183040

IBAN FR76 1558 9165 1006 0671 8304 030

BIC : CMBRFR2BARK

Parution : Penser l’institution Pertinence de la psychothérapie, de l’analyse et des pédagogies institutionnelles

Bruno ROBBES, Dominique SAMSON

Penser l’institution

Pertinence de la psychothérapie, de l’analyse et des pédagogies institutionnelles

Avec la participation de Françoise BUDO, Frédéric CANAC, Claire DE SAINT MARTIN, Pierre DELION, Arnaud DUBOIS, Virginie DUFOURNET COESTIER, Pascal FUGIER, Laurence GAVARINI, Patrick GEFFARD, Philippe JUBIN, Gilles MONCEAU, Jean-François NORDMANN, Sébastien PESCE, Benjamin ROYER FILLION, Antoine SAVOYE, Valentin SCHAEPELYNCK, Silvia TEDESCO

 

Alors que la nouvelle gestion publique s’est généralisée dans les institutions du social, penser l’institution comme un concept organisateur central, théorique, pratique, praxique des relations humaines et sociales, constitue un enjeu politique pour affronter les défis actuels des métiers du lien humain (école, éducation, santé, formation, travail social).

Dans cet objectif, cet ouvrage fait dialoguer les deux courants institutionnalistes – la pédagogie institutionnelle inscrite dans la dynamique singulière initiée par Aïda Vasquez et Fernand Oury, et l’analyse institutionnelle dite vincennoise en référence aux travaux engagés par Georges Lapassade et René Lourau – et en contre-point celui de la psychothérapie institutionnelle.

Les auteurs en rappellent les fondements et les concepts partagés, tels que l’implication, les analyseurs, l’instituant, l’institué, l’institutionnalisation, la transversalité, la multiréférentialité… Les pratiques institutionnelles offrent-elles encore des ressources pour comprendre les mutations des organisations ? Quelles tensions, mais aussi quelles perspectives ouvrent-elles dans un contexte dominé par l’idéologie néolibérale ?

Croisant différentes disciplines et champs d’application, cet état des lieux de la pensée institutionnaliste contemporaine met en évidence sa pertinence et sa modernité.

En savoir plus et commander : https://www.editions-eres.com/ouvrage/5543/penser-linstitution

Dans la collection Questions de société

Stage de pédagogie institutionnelle aux Rencontres Pédagogies d’été de CGé du 14 au 19 août

Bonjour à tou·tes,

Cet été, un stage de pédagogie institutionnelle de 6 jours est organisé par le collectif belge d’équipes de p. i., dans le cadre des Rencontres Pédagogiques d’été, du 14 au 19 août. Je ferai partie de l’équipe de stage. 

Les inscriptions se font très tôt cette année, elles seront clôturées au 1er juin.

Si vous êtes intéressé·es, n’hésitez pas à m’interpeller, ou à consulter le site de Changement pour l’Egalité et en particulier le descriptif du stage : https://changement-egalite.be/evenement/rpe-2026/pratiquer-la-pedagogie-institutionnelle/.

Merci également d’en parler et de diffuser autour de vous, enseignant·es, éducateur·ices, animateur·ices, intervenant·es du social ou du médico-social, etc.

Nicolas Pieret

+33 7 86 03 09 31

N.B.: à l’attention des parents, un stage pour enfants très sympathique est organisé sur place en parallèle des stages pour adultes (plus de détails sur le site de CGÉ). 

Parution d’ouvrage – Militantisme pédagogique et recherches en éducation, Comprendre les problèmes, chercher des solutions

Nous sommes heureux de vous annoncer la publication de

Militantisme pédagogique et recherches en éducation,

Comprendre les problèmes, chercher des solutions

Chez L’Harmattan : https://www.editions-harmattan.fr/catalogue/livre/militantisme-pedagogique-et-recherches-en-education/81894

sous la direction de Yves Reuter et Bruno Robbes

Cet ouvrage s’inscrit dans un projet de recherche qui visait deux objectifs :  identifier et analyser les principaux problèmes que rencontrent les relations entre chercheurs et mouvements pédagogiques et contribuer à leur amélioration.

Ces questions sont d’abord replacées dans des cadres historiques et internationaux avant d’être éclairées par des parcours d’acteurs qui ont la particularité de n’être ni purement des chercheurs, ni purement des enseignants, mais d’être à cheval sur ces deux statuts ou rôles ou de les avoir tenus à différents moments de leur histoire. Cette pluralité de points de vue permet ainsi d’approfondir ces problèmes en sortant des oppositions tranchées, encore trop souvent de mise lorsqu’on aborde ces questions.

Yves Reuter. Présentation de l’ouvrage.

Jean-François Condette. Les historiens et les mouvements pédagogiques. Des approches évolutives (Des années 1960 à nos jours)

Damiano Matasci. Race, racisme et antiracisme dans l’éducation nouvelle : quelles tensions entre chercheur.eures et mouvements pédagogiques ? Une réflexion à partir du cas Montessori

Jacques Bernardin. Le GFEN et la recherche

Pierric Bergeron. Du praticien réflexif au praticien chercheur : itinéraire d’une transformation identitaire

Marie-Laure Viaud. Une analyse des relations entre chercheurs et militants pédagogiques au prisme de trois expériences de terrain

Bruno Robbes, Yves Reuter. Conclusion. Les relations entre praticiens des mouvements pédagogiques et chercheurs : entre incompréhensions et avancées.

Ce livre s’inscrit dans la continuité de notre précédent ouvrage, Robbes, B. et Reuter, Y. (dir.) (2025). L’engagement en recherche. Vingt ans d’expériences, praticiens et chercheurs avec la FESPI. Chronique sociale.

Parution d’ouvrage – L’engagement en recherche. Vingt ans d’expérience, praticiens et chercheurs avec la FESPI

Nous sommes heureux de vous annoncer la publication du livre

L’engagement en recherche.

Vingt ans d’expérience, praticiens et chercheurs avec la FESPI

Sous la direction de
Bruno Robbes, Yves Reuter

Avec les contributions de : S. Benasé-Rebeyrol, P. Bergeron, N. Broux, P. Clerc, É. Dubois, P. Fugier, P. Geffard, P. Goémé, M.-A. Hugon, L. Lescouarch, V. Melin, Y. Reuter, B. Robbes, A. Seck, L. Simon-Hourlier, A. Sirota, M. Vergnon

https://www.chroniquesociale.com/pedagogie-formation/1462-l-engagement-en-recherche.html

Cet ouvrage fait suite à un symposium coordonné par Bruno Robbes et Yves Reuter, qui a eu lieu à Nanterre, en novembre 2023, dans le cadre du colloque international Inter-AREF intitulé « Engagement dans la recherche, recherches engagées, recherches sur l’engagement. Que nous disent les sciences de l’éducation et de la formation ? ». La publication vise à faire un point des recherches conduites par des enseignants-chercheurs avec des établissements de la FESPI depuis sa création, il y a une vingtaine d’années. Un tel projet comble ainsi un manque dans l’histoire récente du courant de l’Éducation nouvelle.

Créée en 2005, la Fédération des établissements scolaires publics innovants (FESPI) est une association qui rassemble actuellement 16 établissements (dénommés ESPIs), presque exclusivement des collèges et des lycées, auxquels s’ajoute un second cercle de 4 établissements. Ces établissements ont pour particularité de « proposer, dans le cadre du service public d’éducation, une offre pédagogique alternative et [de] contribuer à l’évolution démocratique de l’École », en mettant en œuvre « des pratiques de travail en équipe » concourant ainsi à « la redéfinition du travail enseignant ». Ils accueillent tous les élèves ou des publics d’élèves décrocheurs. La FESPI s’inscrit ainsi dans la continuité du mouvement de l’Éducation nouvelle initié à la fin du XIXe siècle et dans ses prolongements, telle que l’expérience des « classes nouvelles ».

La plupart de ces établissements ont fait l’objet de recherches en sciences de l’éducation, de thèses ou d’enquêtes réalisées par des chercheurs, mais mis à part les initiatives du réseau de recherches sur les écoles et les pédagogies différentes (https://www.recherchespedagogiesdifferentes.net/), nous disposons à ce jour d’informations très incomplètes à propos des recherches conduites et des résultats produits. C’est ce chantier, ouvert lors du symposium, que cet ouvrage prolonge, afin de documenter ce que nous apprennent les collaborations entre praticiens et chercheurs.

Sommaire

Avant-propos
A. Seck, P. Bergeron

Présentation de l’ouvrage
B. Robbes

Introduction – La FESPI peut-elle fêter ses vingt ans en 2025 ? Éclairages sur une genèse en trois actes
S. Benasé-Rebeyrol

Chapitre 1 – De l’accompagnement au compagnonnage
P. Goémé, M.-A. Hugon

Chapitre 2 – Une recherche-action participante au Collège Lycée Expérimental d’Hérouville-Saint-Clair
A. Sirota, L. Simon-Hourlier

Chapitre 3 – Une recherche sur l’école Vitruve
Y. Reuter

Chapitre 4 – Le Lycée de la Nouvelle Chance : entre l’institution et ses marges
P. Clerc, P. Fugier, B. Robbes

Chapitre 5 – Enquêter au CLE : une posture de recherche-miroir pour objectiver les pratiques pédagogiques et les représentations des praticiens
É. Dubois, L. Lescouarch, M. Vergnon

Chapitre 6 – D’écrire sa pratique à l’écriture de l’engagement subjectif
P. Geffard

Chapitre 7 – Du Microlycée 93 au Lycée innovant Germaine-Tillion du Bourget : deux établissements aux histoires entremêlées avec la recherche en filigrane
N. Broux

Chapitre 8 – Itinéraire d’une praticienne réflexive devenu chercheuse praticienne : une rencontre décisive avec les lycéens raccrocheurs du Micro-Lycée de Sénart
V. Melin

Conclusion – La question de l’engagement en recherche
Y. Reuter, B. Robbes

Bibliographie de référence – Vingt années d’engagement dans des recherches avec des établissements de la FESPI
S. Benasé-Rebeyrol

Stage “Pratiquer la pédagogie institutionnelle dans l’enseignement supérieur”

Chères et chers collègues,

Le stage de formation professionnelle Pratiquer la pédagogie institutionnelle dans l’enseignement supérieur s’adresse aux enseignant·es et enseignant·es chercheur·se·s exerçant dans un établissement d’enseignement supérieur et qui souhaitent élargir leurs modalités pédagogiques.

Vous trouverez ci-joint la présentation, les objectifs du stage et le lien d’inscription https://www.cefedem-normandie.fr/fr/?option=com_content&view=article&id=110

Cette formation peut être financée par le service de formation continue de votre établissement.

En vous remerciant de bien vouloir diffuser cette information dans vos réseaux.

Présentation Stage Formation PI avril 2026

Souscription : Penser l’institution – Pertinence de la psychothérapie, de l’analyse et des pédagogies institutionnelles

L’ouvrage     

Penser l’institution

Pertinence de la psychothérapie, de l’analyse et des pédagogies institutionnelles

sous la direction de Bruno Robbes et Dominique Samson

avec les contributions de Françoise Budo, Frédéric Canac, Pierre Delion, Claire de Saint Martin, Arnaud Dubois, Virginie Dufournet Coestier, Pascal Fugier, Laurence Gavarini, Patrick Geffard, Philippe Jubin, Gilles Monceau, Sébastien Pesce, Jean-François Nordmann, Benjamin Royer, Valentin Schaepelynck, Antoine Savoye, Silvia Tedesco

publié aux éditions Érès, paraîtra en libraire le 9 avril 2026

Une souscription est ouverte à un tarif préférentiel : 28 € franco de port (au lieu de 32 €).

Le bon de souscription est accessible via ce lien : Penser l’institution-VF

Cet ouvrage fait dialoguer les deux courants institutionnalistes : celui de la pédagogie institutionnelle inscrit dans la dynamique singulière initiée par Aïda Vasquez et Fernand Oury, celui de l’analyse institutionnelle dite vincennoise en référence aux travaux engagés par Georges Lapassade et René Lourau à l’université Paris 8 Vincennes-Saint Denis.

Un tel rapprochement est d’abord l’occasion de rappeler les fondements de ces courants. Sur quelles pensées se sont-ils appuyés pour fonder le concept d’institution ? Quelles en sont les racines historiques ? Comment chaque courant conçoit-il l’institution (ou les institutions), mais aussi des concepts partagés, tels que l’implication, les analyseurs, l’instituant, l’institué, l’institutionnalisation, la transversalité, la multiréférentialité ? Qu’est-ce qui, dans l’usage de ces notions ou concepts, réunit et différencie ces courants ? Qu’est-ce qui sert les élaborations et le travail de chacun, est constitutif des « boîtes à outils » pratiques et conceptuelles respectives ? Dans son contexte particulier, comment chacun les utilise-t-il pour penser et agir ?

Mais ce rapprochement a surtout pour visée de dresser un état des lieux de la pensée institutionnaliste contemporaine et de « tester » une hypothèse forte et partagée par l’ensemble des contributeurs : l’institution demeure un concept organisateur central, théorique, pratique, praxique des relations humaines et sociales, qui conserve aujourd’hui – et peut-être plus que jamais – toute sa pertinence et son actualité face aux défis auxquels les métiers du lien humain sont confrontés.

Alors que la nouvelle gestion publique s’est généralisée dans les institutions organisatrices du social, les pratiques de l’institutionnel sont-elles affectées et en quoi ? Permettent-elles encore de penser les mutations, voire les transformations des organisations contemporaines ? Quelles sont les actualités des pratiques de l’institutionnel sur les terrains des métiers du lien humain (école, éducation, santé, formation, travail social) ? Quelles questions les pratiques de l’institutionnel continuent-elles de soulever et quelles perspectives possibles permettent-elles de penser dans un environnement dominé par l’idéologie néo-libérale ? La « création praxique » est-elle encore possible ? Où peut-on la repérer actuellement ?

Ces multiples interrogations traversent les différentes contributions de cet ouvrage foisonnant, à l’image du mouvement institutionnaliste.

Conférence-débat du 29 novembre 2025 : Pierre Delion : “Pas de Pédopsychiatrie sans Démocratie !”

À la Criée de Reims, le  29 novembre 2025, accessible en vidéo sur YouTube :

Une conférence passionnante de Pierre Delion à partir de son livre (ed. Erès), discussion avec Patrick Belamich, ancien président de la Fédération des CMPP.

Une discussion avec la salle autour des enjeux de la double aliénation : psychopathologique et sociopolitique, à un moment où le Sénat avance des propositions de loi hostiles à la psychanalyse et à la psychiatrie de Secteur. Il est question de la diffusion du faux self de Winnicott dans le lien social, et des effets en retour de clivages multiples. La discussion est très clinique mais aussi politique, à la mesure des menaces actuelles pesant sur la psychiatrie publique et la Psychothérapie Institutionnelle.

Lien vers l’ouvrage aux éditions Érès :

https://www.editions-eres.com/ouvrage/5439/pas-de-pedopsychiatrie-sans-democratie